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La jalousie entre enfants d’une même famille : quelques trucs

La jalousie n’est pas un « mauvais sentiment », mais plutôt un sentiment humain naturel qu’on retrouve dans toutes les familles de plus d’un enfant.

Cette rivalité est reliée au désir, souvent inconscient, de chaque enfant d’avoir l’amour de ses parents pour lui seul. Selon sa personnalité, son rang dans la famille et autres facteurs d’influence, l’enfant va réagir (parfois péniblement, parfois non) au partage de ses parents avec un tiers.  S’il est bien vécu, cet apprentissage va devenir un élément positif de maturation et faire évoluer une saine complicité entre les enfants.

On ne peut faire disparaître la jalousie, mais divers moyens peuvent permettre de l’atténuer. En présence d’un conflit, il faut d’abord refléter les émotions. Aider l’enfant à exprimer en paroles ses sentiments négatifs envers son rival et aller chercher les vraies émotions sous les mots, gestes et/ou insultes. C’est le moyen le plus important et le plus efficace. Compléter cette expression verbale des émotions de l’enfant en mettant à sa disposition (et de celle des autres membres de la famille) un objet identifié tel un coussin, un oreiller, un ballon mou, un punching bag, qui servira de soupape inoffensive à l’agressivité physique. Contrairement à ce que craignent plusieurs parents, ceci n’encourage pas la violence mais permet plutôt de guider et orienter l’expression du sentiment agressif. Puis, adoptez les règles fondamentales suivantes : 

- Ne jamais faire de comparaisons entre les enfants.

- Respecter leurs droits (ex : propriétés des jouets).

- Respecter leurs besoins personnels (ex : intérêts et activités propres à chacun).

- Tentez de mettre en valeur un talent ou une aptitude particulière chez chacun et, si possible, en favoriser le développement. 

- À partir d’environ quatre ans, s’il n’y a pas de danger, laissez les enfants régler entre eux leurs conflits.

- Réservez quelques minutes d’attention personnelle à chaque enfant, chaque jour. Il est important de le dire à l’enfant de façon positive (ex : « maman/papa a dix belles minutes pour être avec toi tout seul… »

- Accordez à chacun des privilèges reliés à quelque chose de neutre (ex : léger décalage de l’heure du coucher en fonction de l’âge) ou encore un privilège dont ils bénéficient à tour de rôle (ex : repas favori pour le repas familial).

Lorsqu’un jeune enfant régresse à la naissance d’un cadet, évitez de mettre l’accent sur ce comportement. Invitez-le plutôt à « jouer au bébé », c’est-à-dire le bercer, cajoler de la même manière que lorsqu’il était petit, lui parler de ce que vous faisiez ensemble, lui montrer des photos de lui-même bébé, etc. Plus tard, amenez-le à identifier les activités agréables qu’il a « maintenant qu’il est plus grand », comme jouer avec des amis, se promener en tricycle etc.  Les bébés ne peuvent pas faire ça ! Lui, il est chanceux !

On pourrait également, comme mentionné plus haut, procurer à l’aîné une poupée molle ayant l’apparence d’un bébé et sur laquelle il pourrait déverser sans risque l’agressivité qui pourrait autrement viser le vrai bébé.  On n’a pas à intervenir si l’enfant « maltraite » cette poupée puisque le sentiment agressif est réorienté de façon inoffensive. De même, à partir de 6 ans, on peut proposer aux bagarreurs de dessiner le portrait de l’autre « le plus laid possible », ce qui a pour effet de détendre la situation. Si ce n’est pas suffisant, on peut proposer ensuite de jouer à lancer sur « ces portraits » un ballon mou ou autre projectile inoffensif, ce qui procure un soulagement acceptable de l’agressivité.

Dans les cas de rivalité entre des enfants gardés et « les enfants de la maison », ou entre enfants de familles recomposées, les mêmes moyens s’appliquent. Toutefois, l’enfant a besoin de se faire redire par le parent concerné que ce dernier est sa maman ou son papa à lui.

En conclusion, rappelons-nous que ces disputes entre enfants font partie d’un apprentissage vital de la sociabilité. Elles reflètent bien ce qui se passe dans le monde en matière de conflit territorial, de rivalité professionnelle et même de mariage. C’est à travers elles que les enfants apprennent dès leur jeune âge à gérer les conflits.

 

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