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Le premier matin à la garderie 

La plupart des enfants sont heureux d'entrer à la garderie. Ils savent qu'ils pourront s'amuser avec de nouveaux amis et l'adaptation est relativement facile et harmonieuse. Pour d'autres enfants, ce premier détachement du milieu familial est moins facile. Il est possible que, selon le tempérament de l'enfant, ce soit la peur d'être abandonné qui se manifeste.

Présente chez tous les petits, cette crainte se résorbe graduellement à mesure que les enfants développent un sentiment de sécurité personnelle. Certains peuvent se sentir en sécurité dès l'âge de deux ans. Pour d'autres, ce n'est qu'à l'âge de trois, quatre ans ou même davantage que cette transition « maison-garderie » se fera plus facilement.

Sur le seuil de la garderie, Joannie fait une crise de désespoir et se cramponne à sa mère qui a les larmes aux yeux et des nœuds au cœur. L'éducatrice s'efforce par tous les moyens d'approcher l'enfant qui se refuse à tout contact.

Que devez-vous faire pour aider les petites Joannie à se séparer de leur mère ? 

Habituellement, les adultes ont tendance à les rassurer, à les raisonner ou à les distraire. Cette approche fonctionne avec plusieurs enfants. Dans cette nouvelle situation de détachement, les enfants ont aussi un grand besoin d'être compris dans ce qu'ils vivent. Une approche efficace, même si elle est exigeante pour les parents et les éducatrices, consiste à mettre des mots sur ce que les enfants ressentent, même lorsque ceux-ci sont petits.

Ainsi, il est possible de dire à son enfant : « Tu voudrais que maman reste toujours avec toi. Tu n'aimes pas ça quand maman va travailler et te laisse avec Céline. Tu as peut-être peur que maman ne revienne pas te chercher. » Voilà ! C'est le gros morceau à lâcher et vous pouvez conclure en ajoutant : « Maman revient toujours. » Il est probable que la réaction de l'enfant soit alors de pleurer davantage. Beaucoup d'adultes croient alors qu'ils ont tourné le fer dans la plaie, mais la réalité est plutôt qu'ainsi, un abcès se vide et que cela ne se fait pas sans douleur. Peu de temps après, dans la plupart des cas, les enfants se sentent mieux. Ils cessent de pleurer lorsque vous êtes partis.

Quelques suggestions

Même s'ils pleurent, il est nettement préférable que les enfants voient partir leurs parents. Si ceux-ci partent à la sauvette, les enfants peuvent être convaincus, surtout s'ils sont très jeunes, que les parents peuvent « disparaître » pour ne plus revenir.

Les parents peuvent laisser un objet personnel (porte-clé, gant, etc.) aux enfants afin qu'ils le gardent avec eux. Ou, si cela est possible, vous pouvez rester quelques temps avec votre enfant, le temps qu'il se trouve un jeu ou une activité.

Il est bon de demander d'indiquer l'heure de retour des parents en fonction d'un moment particulier de la routine de la garderie : par exemple, « Maman va revenir après la collation. » Vous pouvez également dessiner une horloge qui montre l'heure à laquelle vous allez revenir et demander à l'éducatrice la placer à côté de la vraie. Parlez avec l'éducatrice devant l'enfant : « Céline, je te confie mon petit garçon Émile, mais je reviens le chercher un peu après sa collation. Je suis contente que tu en prennes soin pendant que je fais mon travail. »

 

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