Prévenir la violence dans la vie familiale

alt

 

Prévenir la violence dans la vie familiale 

 

La violence peut-elle s’infiltrer dans nos familles ? De prime abord, on proteste : « Non, bien sûr ! On ne tolérerait jamais ça ! » Et pourtant...

Au-delà des manifestations de violence extrême que les médias nous rapportent quotidiennement, on retrouve dans la vie courante certaines situations qui risquent de devenir problématiques. Parfois, de façon subtile, ces exemples négatifs peuvent devenir des ferments de violence chez nos enfants et nos ados, si elles se répètent souvent, sans qu’on y apporte les correctifs appropriés. Si vous voulez bien, réfléchissons ensemble sur trois de ces situations à risques, plus fréquentes qu’on ne le croit :

La « phobie » de la violence

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, on peut expérimenter une telle crainte de cultiver la violence qu’elle se mue en véritable phobie. On craint tellement de développer chez les enfants des habitudes violentes qu’on va vers l’autre extrême et qu’on leur refuse, dans les faits, le droit d’éprouver de la colère, sentiment humain normal. Les actes agressifs sont évidemment à proscrire. Nos jeunes doivent apprendre à contrôler leurs actions, à exprimer leurs émotions en mots civilisés et en gestes acceptables. Interdire tout jeu guerrier n’est pas un moyen efficace de prévenir la violence. Les enfants de toutes conditions reproduisent de tels jeux depuis des générations. Des spécialistes du comportement infantile voient plutôt dans ces jeux une façon pour l’enfant d’apprendre à canaliser ses pulsions et ainsi l’empêcher d’agir agressivement dans la réalité.

Les punitions imposées sans discernement

Un exemple courant : Léa, trois ans, maltraite son petit frère d’un an. Elle le frappe, le pince, le pousse, etc. Souvent, comment réagit l’adulte ? Punition immédiate, sans comprendre ce qui motive les agissements de l’enfant. Que se passe-t-il pour cette jeune enfant, et les nombreux autres, qui se sentent supplantés par un rival ? Devoir partager l’amour et l’attention de leur mère est très souffrant pour eux. Si on punit, on en arrive à cette conclusion aberrante que l’enfant se fait punir parce c’est pénible pour lui de partager sa maman avec un autre. Le comportement agressif doit cesser, évidemment, mais en répondant aux besoins personnels de l’enfant plutôt qu’en le punissant.

On devrait mettre en question les méthodes punitives qui s’appliquent sans discernement, de façon draconienne : tel comportement, telle « conséquence ». Souvent répétées, elles risquent d’alimenter chez les enfants un profond sentiment d’injustice de la part des grands et, ultimement, deviennent un moyen infaillible de faire grandir la colère en eux. On aura toujours besoin, dans certaines situations, d’utiliser la punition. Non plus perçue comme une amende qu’on paie, mais comme une manière pour l’enfant d’apprendre quelque chose qu’il ne peut apprendre par des moyens plus souples. Donc, avant de punir, interrogeons-nous sur le mobile du « délit ».

Les atteintes à l’estime de soi

On sait bien qu’être parent d’adolescent n’est pas une sinécure. Il arrive qu’un parent, exaspéré par le comportement en dents de scie de son ado, perde patience. C’est normal et le jeune le sait bien. 

Si on en vient à faire fréquemment des reproches de ce genre : « Tu es sans cœur ! Tu n’es jamais capable de tenir parole ! Quelle connerie as-tu faite encore ?  On ne peut pas te faire confiance ! Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour mériter d’avoir un enfant comme toi ? » …  Ce sont là des atteintes à l’estime de soi, à la valeur personnelle. Comme ce peut être différent si, de façon générale, on montre à nos ados qu’on croit en eux et qu’on mise sur leurs ressources personnelles…  Et aussi les nôtres, comme parents aimants.

 

Première ressource, aide aux parents

(514) 525-2573 | 1-866-329-4223

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Venez clavarder avec nous!

premiereressource.com

facebook.com/premiereressource

 

Un don de 20 $ permet d’offrir une heure de notre service de consultation gratuite. 

www.canadahelps.org/fr/organismesdebienfaisance/premiereressource