Le changement : agréable pour les uns, pénible pour les autres

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Le changement : agréable pour les uns, pénible pour les autres 

« Je ne t’aime pas ! Julie est bien plus fine que toi ! » 

Qui dit cela ? Ou plutôt : qui crie cela ? C’est Karl. Il a eu quatre ans récemment. À son retour à la garderie après les vacances des Fêtes, il a été « promu » dans le groupe des grands, ce qu’il n’apprécie pas du tout... Les scènes de protestation se succèdent depuis.

Ariane, elle, a bien débuté sa 5e année scolaire. Très motivée, intéressée à tout, elle partait gaiement pour l’école chaque matin. Mais voilà qu’en cours d’année, son enseignante s’en va en congé de maternité. Larmes, récriminations, désintérêt. L’enthousiasme d’Ariane se dégonfle de jour en jour comme un ballon percé.

La famille de Francis a déménagé, il y a quelque temps, dans une autre localité. Nouvelle maison, nouvelle école, avec toutes les nouveautés s’y rattachant. Francis, qui était auparavant un enfant joyeux et dynamique, semble de plus en plus triste et éteint.

Y-a-t-il un lien commun entre ces trois situations à première vue, très variées ? On peut constater qu’en majorité, les enfants réagissent plutôt bien ou, du moins, sans trop de difficultés aux changements courants qui surviennent dans leur vie. Plusieurs vont se réjouir de la nouveauté : nouveaux lieux, nouveaux amis, nouvelles activités passionnantes à découvrir, etc. Un bon nombre voient le changement de groupe en garderie ou de degré scolaire comme une promotion dont ils sont très fiers. Toutefois, quelques enfants plus sensibles s’attachent profondément à certaines personnes ; éducatrice, professeur ou autre, de même qu’à certains milieux de vie. Ainsi, dans les exemples mentionnés au début, on note pour chacun des enfants concernés une perte affective importante à des degrés variés.

Peut-on agir pour aider les enfants qui se sentent malheureux en raison de circonstances semblables ? Certainement, à condition de bien saisir ce que la situation en cause signifie vraiment pour eux.

À ÉVITER

D’abord, éviter de parler immédiatement à l’enfant des « avantages » de sa nouvelle situation.  Éviter surtout de vanter les qualités de la personne remplaçante.  L’enfant est absolument incapable, alors qu’il est submergé par ses émotions, de tenir compte de tels points de vue.  

À FAIRE

Prévoir un temps suffisant pour la transition, seul(e) avec l’enfant. S’asseoir tout près de lui, l’entourer. Traduire en mots simples ce qu’il peut ressentir, par exemple : « Tu as beaucoup de peine d’avoir perdu ‘’telle personne’’ que tu aimais beaucoup ... (*) Tu aurais voulu qu’elle soit là tout le temps ... Ça ne te tente plus d’aller à l’école ... On trouve ça dur, car ça arrive ces choses-là... », etc.

(*) Ces points de suspension indiquent une pause de quelques secondes à faire, pour permettre à l’enfant d’absorber votre message.

Si l’enfant peut, selon son âge, vous dire lui-même sa peine, sa colère, ses regrets, l’écouter simplement avec attention et affection, sans le raisonner et ce, le temps qu’il faudra.  Il pleure ? Ne l’en empêchez pas. Donnez-lui un mouchoir sans un mot et gardez-le dans vos bras ou tout près de vous.

Il est probable que, se sentant compris dans ce qu’il vit, votre enfant retrouve bientôt le sourire et redevienne peu à peu capable d’apprécier les autres aspects plus positifs de sa nouvelle situation.

 

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