Les enfants rejetés


Les enfants rejetés

Un enfant seul, isolé dans le coin de la cour d'école, fixe le sol en grattant son pied et semble penaud. Plus loin, les autres enfants rient, jouent et s'amusent avec éclat. Que s'est-il passé ? Pourquoi cet enfant est-il exclu des autres, s'est-il éloigné volontairement ?  Une réalité malheureusement existante, cet enfant que personne ne veut inclure dans ses jeux.

 Il y a, d’un côté, « l'enfant qui subit un rejet dont il est le premier responsable, par des comportements tels que : il a du mal à être aimable, il éprouve des difficultés à entrer en relation de manière positive, il n'est pas ouvert à accueillir l'autre » (propos de M. Louis Émond, enseignant). Selon des observations d'éducateurs de service de garde, ces enfants, dès l'âge de 2 ans, sont renfermés, rudes dans leurs contacts avec les autres. Il faut les aider dès que possible à développer des attitudes plus ouvertes envers les autres.  Puis, à l'autre extrémité, l'enfant qui devient rejeté par accident. Il a été perçu comme un enfant sensible, vulnérable et qui a une mauvaise estime de lui-même. Des enfants plus solides l'ont repéré et ils ont décidé d'en faire leur souffre-douleur. Quelles que soient les raisons pour lesquelles il a été choisi, cet enfant vivra une immense détresse et souffrira en silence. Il demeure convaincu qu'il ne peut rien changer et qu'il le mérite.

Le rejet « routinier »

L'enfant rejeté le subit jour après jour même s'il prétend qu'il ne veut rien savoir des autres. Il cherche à se convaincre lui-même, et il se dit : « s'ils ne veulent pas de moi, moi non plus je ne veux rien savoir d'eux. » Cet enfant se sent honteux et en état d'échec car il n'a pas d'amis et il ne voit pas de solutions à cet état de fait. Si, comme parent, vous soupçonnez votre enfant de vivre une telle situation, il est suggéré : de lui poser des questions mais sans être trop inquisiteur, utiliser le dessin ou le jeu, parler au professeur ou un autre éducateur et toujours rapporter les incidents d'intimidation à la direction de l'école.  Mais plus concrètement, comment les aider ?

À la maison

-S'exercer avec lui par des jeux de rôles en simulant des situations dans lesquelles il pourrait se trouver.

-Le faire s'exercer à répliquer à un intimidateur.

-Éviter d'avoir l'air victime par son attitude corporelle en s’exerçant devant un miroir.

-Réagir aux blagues désobligeantes en riant ou bien en les ignorant, et s'éloigner rapidement.

Face aux menaces et à la violence  

-S'éloigner le plus vite possible vers un groupe d'enfants, un professeur, un adulte accessible.

-Crier fort : « Laisse-moi tranquille !  Arrête ! Tu n’as pas le droit ! »

-S'enfuir dès que possible.

Des cours d'autodéfense ou d'arts martiaux aident à reprendre contrôle sur soi et sur la situation et renforce l'estime de soi.  Attention cependant, l’enfant doit apprendre à se défendre adéquatement, sans avoir nécessairement recours aux coups.

Si une situation d'intimidation se présente, mettre le focus sur le geste et non sur l'enfant afin de ne pas accentuer sa victimisation. Aucun enfant n'est à l'abri de se retrouver dans de telles situations qui sont toujours regrettables et condamnables. Accompagner votre enfant adéquatement l'aide à retrouver son estime, voire la renforcer.

 

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